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bifurcations
i love you but i’ve chosen darkness
i love you but i’ve chosen darkness / according to plan (version 2006)
i love you but i’ve chosen darkness / according to plan ep
kiss my radio
secretly canadian
bodies of water / a certain feeling
damien jurado / caught in the trees
damien jurado / saint bartlett
early day miners / offshore
early day miners / the treatment
frida hyvönen / silence is wild
here we go magic / pigeons
jens lekman / night falls over kortedala
jj / n°3
les chansons oubliées de jens lekman
magnolia electric co. / fading trails
magnolia electric co. / josephine
my brightest diamond / bring me the workhouse & tear it down
the war on drugs / wagonwheel blues
throw me the statue / creaturesque
windsor for the derby / calm hades float & minnie greutzfeldt
windsor for the derby / how we lost
windsor for the derby / we fight til we death
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[secretly canadian/differ-ant]
dimanche 12 mars 2006.
Depuis 2 jours que ce disque tourne sur ma platine, je me suis mis à chanter à tue-tête, à faire du air-guitar dans mon salon, sans retenue, sans honte et avec l’air convaincu. Tout simplement parce que cet album tant attendu après un ep. 5 titres et un 12" encensés sur ce site, est extraordinaire. Oui, extraordinaire. Car la musique de ces types me touche au plus profond de moi-même, me fait courir un frisson à chaque envolée de guitares, à chaque refrain chantée la gorge nouée. A tout dire, la dernière fois que me suis autant senti concerné par un album, je devais encore être adolescent. C’était une claque énorme, une révélation. Un groupe parvenait à exprimer ces sentiments enfouis au fond de moi avec limpidité, ferveur et force, alors que j’étais muet et renfermé. Je pouvais partager mon mal-être avec des disques. Ce que je ne parvenais à extraire de moi remplissait les enceintes. Les années ont passé, j’ai usé quelques centaines (ou quelques milliers ?!) de disques sur ma platine, et aujourd’hui, un groupe au nom improbable me procure une joie incommensurable. Enfin, une joie... Plutôt un sentiment de compréhension, de compassion, de partage, celui d’entendre la mélancolie et tout ces sentiments confus qui m’habitent s’exprimer enfin. Fear Is On Our Side s’écoute les poings fermés, les mâchoires serrées. Forcément seul. Plutôt le genre de disque qu’on offre à celle à qui on n’arrive pas à parler, à qui on parvient tout juste à dire : "tiens tout est là, dans ce disque". Sous-entendu : "et si tu ne comprends pas, on n’a rien à faire ensemble". Le genre de disque qui donne envie de faire des trucs définitifs. Qui gonfle les voiles. Qui donne la force d’avancer. Qui convainc que ce qui est en nous aujourd’hui, ce qui a été vécu, partagé, ne nous sera jamais pris. Qui donne la certitude que celui/celle qui partagera ce disque sera là à jamais, dans notre cœur comme notre vie, quel que soit le quotidien. Les texans ne cachent pas leur âge, ni leur influences. On perçoit sans peine les influences de The Cure / New Order (At Last Is All en fait une belle synthèse) ou du U2 du début. De la new-wave et du rock héroïque des années 80 (le terme est moche, mais il n’a jamais été aussi vrai). Des références et un crédo largement balayés depuis quelques temps. Ce qui n’empêche pas We Choose Faces d’être l’une des chansons les plus poignantes jamais entendues, tout comme Last Ride Together. On retrouve aussi avec bonheur According To Plan déjà présent dans une version métronomique et syncopée sur le 12" parue sur Arktikal. I Love You But I’ve Chosen Darkness. Tout est dit. ![]() |
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