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vashti bunyan
vashti bunyan en interview
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[fatcat/pias]
jeudi 8 septembre 2005.
L’étonnante nouvelle s’est confirmée. Un nouvel album de Vashti Bunyan est arrivé par courrier. Un deuxième album, en quelques trente-cinq ans. Certaines choses prennent plus de temps que d’autres. Et cela ne pourra que renforcer toute l’amitié que l’on porte déjà à Lookaftering. En 1965, l’anglaise Vashti Bunyan se faisait virer de son école d’art pour avoir trop poussé la chansonnette et gratté les cordes de sa guitare. Quatre années plus tard, elle publiait, déjà bien entourée, son premier album, Just Another Diamond Day, petite merveille de folk sixties, à classer près de Nick Drake, Tim Buckley ou Bridget Saint John. Puis le silence. Un bien long silence [...] On la retrouve sur le Writers Without Homes de Piano Magic en 2002, pour un duo avec Devendra Banhart sur Rejoincing The Hands (2004), accompagnant Animal Collective le temps d’un maxi (Prospect Hummer en 2005, chez FatCat). Des apparitions régulières, une reconnaissance par une nouvelle génération de musicien. Une considération retrouvée, un nom qui refait couler l’encre, rappelle de belles sensations. En cet automne 2005, Vashti Bunyan revient. Avec un nouvel album, conçu avec une tripotée de jeunes gens formidables. Lookaftering pour prendre soin de quelqu’un/quelquechose. Un disque de fillette, un disque de jeune fille, un disque de jeune femme, un disque de mère, un disque de grand-mère. Un disque très féminin, un disque sans âge. Plusieurs artistes se sont succédés au chevet de Vashti, se sont penchés sur le berceau de Lookaftering : Joanna Newsom (de la harpe seulement, on l’a échappé belle !), Devendra Banhart (lui aussi muet), Adam Pierce (= Mice Parade)... Et surtout Max Richter, que nous aimons tant, qui a produit et co-arrangé le disque, introduisant ses notes de piano avec douceur, se fondant parfaitement avec l’univers intimiste de Vashti. Lookaftering semble sortir tout droit du passé. Les onze titres qui le composent sont autant de classiques folk lunaires, où les intonations automnales de Vashti s’accompagnent de guitare surtout, parfois de flûte, de violons, de piano, de harpe... Comme Just Another Diamond Day, Lookaftering est délicat, doux, tendre, rêveur. C’est une caresse printanière, un conte automnal, une histoire bucolique, la berceuse d’une mère à son enfant. Un long câlin. Vashti, we all now look after you. ![]() |
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