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[talitres/chronowax]
samedi 26 février 2005.
S’il en est un dont on attendait le retour, c’est bien celui du groupe culte de David Gedge. The Wedding Present, un groupe légendaire s’il en est ? Pour ma part, je m’étais davantage familiarisé avec le bonhomme pour son projet poppy-cinématique Cinerama, qui commençait ces derniers temps à tourner sacrément en rond, depuis l’album avec Albini en fait. J’avais par ailleurs découvert le Wedding par l’intermédiaire des compilations Hit Parade. Le temps passent et les choses changent. Le succès précoce du Wedding puis son enterrement tout aussi précoce en sont la preuve. Sa liaison avec Sally Murrell, avec qui il avait monté Cinerama, est finie. Alors David a repris les rennes du Wedding, neuf ans après, aidé en cela par Simon Cleave (présent sur Saturnalia, ainsi que chez Cinerama), soulageant nombre de fans qui allaient l’oublier. Les légendes ont la vie dure, sinon elles ne seraient pas des légendes. Take Fountain, et cure de jouvence. The Wedding Present ne joue plus dans la catégorie jeune groupe noisy à guitare. Mais plutôt dans la catégorie vétéran de la pop, avec des arrangements très soignés, même quand les guitares se font plus présentes. Les morceaux de Take Fountain sont autant d’épisodes de toute beauté, à la musicalité fracassante, emmenés de voix de maître par Gedge, entre Cinerama et le Wedding. De l’eau dans son vin, de la pop dans son rock, de la maturité dans sa fougue. Et si c’était moi qui avais vieilli, msieur Gedge ? ![]() |
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