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bifurcations
morr music
ANOST
b.fleischmann
b.fleischmann / welcome tourist
benjamin gibbard & andrew kenny / home ep
benni hemm hemm / kajak
benni hemm hemm / s/t
borko / celebrating life
contriva / seperate chambers
couch / figur 5
electric president / s/t
& b.fleischmann / the humbucking coil f.s.blumm / summer kling & drawings
f.s.blumm / zweite mer
fat jon & styrofoam / the same channel
guther / i know you know
guther / sundet
herrmann und kleine
ISAN
isan / glow in the dark safari set
isan / plans drawn in pencil
lali puna
the go find
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[morr music/la baleine]
jeudi 21 janvier 2010.
Si ce n’est pas, loin s’en faut, l’artiste le plus médiatique du catalogue Morr Music, en comparaison des Lali Puna, Ms, John Soda, ISAN, Múm ou encore la dernière recrue Tarwater, pour autant on accorde à The Go Find un gros capital sympathie. En fait, tout s’est passé lorsque Dieter Sermeus jusque là croisé aux côtés de Styrofoam (autre artiste Morr Music discret) a délivré son premier album, Miami, en 2004. Une poignée de chansons électro-pop éminemment mélancolique ont réussi à nous faire croire que ce belge était un copain, avec qui il est bon de se raconter ses histoires de cœur en sifflant un bon alcool en fin de soirée. Depuis, chacune de ses productions est accueillie avec le plaisir de retrouvailles amicales. Le troisième album de The Go Find se place sur le même ton de la confidence et de la compassion que ses prédécesseurs. Everybody Knows It’s Gonna Happen Only Not Tonight annonce la couleur, forcément bleu. Du bleu de l’encre qui emplissait les pages du cahier intime à qui ont confié, adolescent, doutes et espoirs. Entre embellies candides qui rappellent un Pavement appliqué (It’s Automatic, chouette chanson pop, tout comme Cherry Pie) et égarements oisifs, toujours sur le ton de la confession intime, l’album montre de belles avancées en matière sonore : les arrangements se font bien plus ambitieux, comme sur le morceau-titre avec sa belle partie de cuivres, les exercices à deux voix (100 % et Just A Common Love) ou encore ces synthés omniprésents qui assument leur parenté glam-rock. Et puis, outre la voix cajoleuse de Dieter Sermeus, c’est l’alliance entre acoustique et synthétique qui est mieux maîtrisée - probablement le bénéfice produit par la mue d’un projet solo en véritable groupe. Un album familier dès la première écoute, car ces histoires d’amour ont les a déjà entendues, ont les a déjà vécues. ![]() |
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