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bifurcations
own records
bexar bexar / tropism
charge group / escaping mankind
chihei hatakeyama / ghostly garden
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gregor samsa / 27:36
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the green kingdom
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[own records/differ-ant]
vendredi 4 décembre 2009.
Après quelques magnifiques incursions dans le songwriting de l’intime, où samples et manipulations servent le même propos que celui délivré par les paroles, à savoir s’adresser au coeur (Squares On Both Sides, Trouble Books, Talons’), le label Own Records reprend les choses là où Bexar Bexar les avaient laissées, sur un terrain naturaliste et fragile, mêlant ambient électro-acoustique et folk aquatique qui fonctionne au ralenti. Le pseudonyme et les titres le laissent présager, la musique vient le confirmer : la synergie entre les rêveries de The Green Kingdom et la nature environnante est complète. Développant un langage musical fortement évocateur offrant de troublantes similitudes avec ceux de Mountains ou Fenton, Michael Cottone aime remanier diverses sources acoustiques (guitare principalement, mais aussi violoncelle, piano électrique...) pour les adjoindre à un bain numérique où se recueillent textures délicates, samples boisés et naturalistes. Même si leurs contours sont parfois indistincts, leur caractère éphémère, les mélodies demeurent ici un point de mire volatil et propice à l’introspection. Esthétiquement voisines des parutions les plus chaleureuses et humaines de 12k ou Plop, ces plages songeuses aiment aussi souhaiter la bienvenue à des sonorités cristallines émanant de piano électrique, glockenspiel et boîtes à musique, qui s’agencent en un doux ballet aquatique, occasionnellement rythmé par une lointaine pulsation (Maplecopter, River Bends Park), dévoilant alors un voisinage certain avec la maison Moteer, ses propriétaires (The Remote Viewer), comme ses habitants (The Boats). Et chez eux comme dans ce royaume verdoyant et enveloppant, les frontières entre acoustique et électronique sont abolies pour sans cesse flirter avec la poésie. ![]() |
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