frànçois and the atlas mountains / plaine inondable

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platine

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[talitres/differ-ant]
dimanche 13 septembre 2009.
 
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C’est le genre de parcours qu’on aime à raconter pour présenter un artiste, celui d’un jeune homme parti à Bristol où il a croisé quelques artistes de notoriété au détour d’une petite annonce collée sur la fenêtre, avant de revenir dans sa Charente-Maritime natale. Histoire de justifier qu’on est passé complètement à côté de ses précédentes réalisations (notamment 2 albums), certes très confidentielles, avant qu’il ne trouve exile chez les bordelais de Talitres. Et puis, ça colle bien au garçon : quelques clichés photographiques sur lequel il se la joue dandy du quotidien, rêveur, à ces petites coquetteries d’écriture dans son nom (pour enquiquiner les anglais ?). Frànçois a tout du "frenchy so chic"... y compris un accent approximatif et un talent gigantesque pour trousser des mélodies romantiques doucement nostalgiques. D’ailleurs, il n’hésite pas à mélanger le français et l’anglais, parfois au sein même de la même chanson, dans un exercice casse-gueule d’équilibriste du mot. L’instrumentation, elle aussi, trouve miraculeusement un équilibre improbable. Vu les moyens employés, a priori modestes et artisanales, et les appétences du garçon pour le jeu symphonique, Plaine Inondable aurait pu souffrir de quelques boursouflures. Ainsi, quand Frànçois Marry recourt à une formation polyphonique basque pour donner du souffle et de l’entrain à ces miniatures, ou encore quand les musiciens de The Atlas Mountains se prennent pour un orchestre de chambre ou en parfait backing band country-folk (Remind). Mais cuivres et cordes se révèlent somptueux, chœurs et vocalises savent se mettre au service des compositions qui sont à la fois ambitieuses et humbles. Sur l’audacieux Do You Do, on pense au Sufjan Stevens des débuts, alors que Otages puise dans le meilleur de la chanson française (l’ombre de Dominique A), quand Years Of Rain lorgne vers les classiques pop de la Perfide Albion. Et puis, il y a cette chanson qui mériterait à elle seul l’achat de Plaine Inondable : Moitiée, moment en apesanteur, d’une simplicité émouvante. Ici, tout tient à pas grand-chose, des petits détails, une posture. Et c’est bien suffisant pour la magie opère.



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