the whitest boy alive / rules

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mercredi 25 février 2009.
 
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En guise d’ouverture à Rules, une question sur le ton de la confidence : "Can You Keep A Secret ?". Oui, mais ça risque de ne pas durer bien longtemps !

Car si jusqu’à présent, The Whitest Boy Alive n’avait pas fait grand bruit, espérons que ce deuxième album permette de réévaluer ce qui n’était jusqu’alors que le "side-project de Erlend Øye, moitié de Kings Of Convenience" à un statut plus noble. Ainsi, le norvégien chantant est entouré de copains allemands qui dépassent allégrement le rôle de backing-band (excellents musiciens, feeling jamais pris à défaut). De fait Dreams, paru en 2006, était un sympathique album, mais souffrait de la comparaison avec les disques de Kings Of Convenience, même si le propos était bien plus électronique (la comparaison était facile mais inéluctable). Ce premier effort confidentiel est largement surclassé par Rules qui jouit d’une distribution nationale. The Whitest Boy Alive a opté pour un son chaud (l’effet de l’enregistrement sur la côté mexicaine ?) et chaleureux, enveloppant. Surtout, les quatre musiciens se sont concentrés sur des structures simples, complètement dénuées de tout artifice. L’essentiel est là : la spontanéité, l’envie de partager - preuve en est le final complètement débridé de Island pour clôturer l’album. Rules est donc simplement habillé (synthétiseurs, batterie, guitare, basse) et bien sûr, porté au pinacle par le chant d’Erlend Øye. Chaque morceau conçu selon une règle précise (d’où le titre de l’album... mais on cherche encore laquelle !) distille un groove insidieux, baigné d’une douce mélancolie (le chant ?) et d’une suavité étourdissante. Parfois, The Whitest Boy Alive s’amuse à laisser filer la mélodie vers une longue digression extatique (l’extraordinaire progression de Courage), funky (Promise Less Or Do More) ou au contraire, à ralentir le rythme pour flirter avec le slow. Ces chansons pop et jamais bavardes poussent l’auditeur sur le dancefloor - mais sans jamais se défaire complètement d’une note romantique.

La recette parait simple et éculée : des sonorités vintage (les synthés d’Intentions par exemple), des compositions chaloupées, un type qui chante comme un ange, une véritable liberté d’expression pour chacun des instruments, mais Rules confine à l’essentiel. Désolé Erlend, mais ça risque de vite se savoir.



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