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vendredi 20 février 2009.
Déjà croisé sous le nom de Panoptica au sein de Nortec Collective, Roberto A. Mendoza dévoile sous son propre nom son univers personnel. Et c’est à tâtons qu’on entre dans Si Me Duermo... Choco (dans sa version anglaise If I Asleep... I Crash). Tout d’abord, on cherche vraiment vers où veut aller le mexicain... les morceaux sont esquissés plus que dessinés, comme si Mendoza hésitait entre une orientation ouvertement ambiant, ses aspirations dub et son passif dans un registre minimal techno. Au mieux, on pense à une introduction d’un vieux morceau de Micro :mega (période Human) : des vagues successives qui peinent à franchir la barrière de corail. Et puis, une basse surpuissante vient ponctuée Una Historia Corta pour nous faire regretter d’avoir pousser le volume si fort. Un coup de boutoir qui annonce la lame de fond à suivre. Une ligne d’infrabasse sous-tend le remarquable Corazon, qui se développe en vagues successives, sur lequel se pose une voix féminine éthérée (évoquant lointainement Slowdive). Puis, c’est une boucle de guitare sèche, qui illumine Si Me Miras alors que la tension sous-jacente s’accentue, ou encore une guitare électrique bien noisy qui ponctue Perla Invernal. La rythmique se fait de plus en plus appuyé, comme sur Hoy Sera Un Gran Dia, relativement up-tempo en comparaison du reste de l’album. Avec l’aide de Stefan Betke (Pole) et de l’incontournable Fax (qui apparaît régulièrement sur toutes les productions de Static Discos), Si Me Duermo... Choco bénéficie d’une production parfaite, jouant entre la profondeur des éléments cold-wave et la puissance de la base électronique que combinent ces compositions androgynes. Après un début hésitant, R. Mendoza trouve sa voix dans une veine électro-shoegaze singulière ![]() |
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