centenaire / 2 - the enemy

centenaire / 2 - the enemy

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toro y moi / causers of this the lucy show / ...undone nest / retold the go find / everybody knows it’s gonna happen only not tonight
[chief inspector & clapping music/anticraft]
mercredi 20 mai 2009.
 
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Sur les cendres de leurs groupes respectifs (My Jazzy Child, Domotic, Orval Carlos Sibelius), les 4 musiciens avaient fondé Centenaire. Ni électronique, ni électrique. Une nouvelle direction, une nouvelle dimension agréée par un premier album paru en 2006. Et avec ces gens-là, passionnés, foisonnants, rétifs au formatage et avides d’expérimentations, chaque apparition réserve quelques surprises, car Centenaire aime bien pervertir son champs d’expression.

Dans la foulée de leur précédent exercice, The Enemy s’ouvre sur Wheelchair, au ton très pop, comme si Pinback faisait une reprise de The Beatles. Dans leur retraite rurale, on doit croiser parfois des fantômes psychédéliques échappés du passé. Et le propos n’est pas vraiment démenti sur Bottle Of Sound qui voit Centenaire adopté la suavité de The Sea & Cake ! Passe de trois confirmée avec le titre qui donne son nom à l’album : The Enemy n’est autre qu’une très belle chanson de folk, tout d’abord cool, vaguement mélancolique, mais qui se tend de plus. Centenaire dans un registre pop progressif excelle, avec une économie de moyens, plein de percussion, des lignes de chants à 2 tons apaisés et des chœurs, et quelques instruments peu communs (le seul groupe de pop à utiliser un charango ?). Mais ce n’est probablement pas un hasard si, outre le classique format cd, The Enemy jouit d’une édition en vinyle (sur Clapping Music). Farmers Underground annonce une orientation plus radicale, avec une rythmique tribale et de bruyants dérapages en distorsion. Là, Centenaire fait preuve d’une rage dont on ne le savait pas capable : Testoterone donne lieu à un combat inéquitable entre le chant, posé, comme venant de l’au-delà et un emballement instrumental radical. Ils semblent s’être franchement fâchés les trentenaires sur cette face B. Mais le défouloir (jouissif) étant passé, tout le monde rentre chez soit, Back Home, dans le dépouillement et l’acoustique. Mélodie lumineuse, folk dépouillé, math-rock abrasif : en cent ans de musique pop, Centenaire ne veut pas choisir.



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