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bifurcations
alexandre navarro
sem label
manrico montero / betweenness
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[sem label]
mardi 20 mai 2008.
Même si Alexandre Navarro est un habitué des netlabels (ses productions sont parues sur pour le compte de Mandorla, Archipel ou iod), l’écoute d’Arcane, son premier album disponible sur support physique, n’en constitue pas moins une véritable découverte. En effet, le parisien d’adoption a délaissé tout attribut électronique pour se concentrer sur des compositions célestes et organiques. Outre ce changement de cap, la production plus ambitieuse permet une qualité d’écoute qui sied bien mieux à ce type de musique. Arcane se dévoile ainsi de préférence sur une chaîne hi-fi et à un certain volume sonore. Mais, plus encore que ce pré-requis matériel, la musique de Navarro nécessite tout particulièrement une écoute à des moments bien particulier - de préférence, la nuit tombée et en solitaire. Alors les plages instrumentales tissées par cet orfèvre offrent une profondeur de champ insoupçonnée de prime abord. C’est que malgré, une instrumentation presque toujours réduite à son plus simple appareil (une guitare passée par le filtre d’effets divers et quelques habillages ambiant), ses compositions présentent une puissance évocatrice comparable à celles de Labradford. Chaque plage instrumentale dépasse allègrement le registre du simple field-recording, transcende le carcan de la musique ambiante minimale, en mettant en valeur le motif mélodique central. Fluide et sensuelle, la musique Alexandre Navarro joue sur la répétition et l’ondulation, pour mieux se lover au creux de l’intime. ![]() |
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