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bifurcations
drey
herzfeld
buggy / blaesheim hill
buggy / diagrams
club herzfeld
guisberg / love spray, yes & electric electric / sad cities handclappers
herzfeld orchestra / s/t
l’abécédaire de monsieur t.
lauter / a walk will take my mind off things
little red lauter / slow down
loyola
loyola / it will shine
t. / bau
t. / s/t
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[herzfeld/www.hrzfld.com]
vendredi 31 août 2007.
A l’écoute de ce premier album annoncé depuis longtemps, l’excitation le dispute à l’agacement. Ce disque sort donc sur le label-collectif alsacien Herzfeld, au sein duquel on retrouve la plupart des acteurs oeuvrant dans les groupes du label (Loyola, T, Lauter, Drey, Buggy). Il ne bénéficie guère d’une distribution et d’une promotion à la hauteur de sa qualité musicale et souffre d’une présentation une nouvelle fois ultra cheap (un livret de 2 pages et le minimum syndical niveau visuel) qui laisse à entendre que le groupe n’a que sa musique à offrir. Dans ces conditions artisanales, et alors que l’album de Drey devrait être reconnu comme un nouveau coup d’éclat dans l’environnement musical de la scène française, les disques Herzfeld risquent de rester un secret trop peu partagé. En effet, comme pour les disques de Loyola, T, Buggy, Lauter, tous salués ici, ce premier de Drey est une formidable réussite. Le genre de disque (enfin, d’album, tant rien n’est fait pour satisfaire la soif de l’amateur avisé à la recherche d’un "bel objet") dont on tombe amoureux immédiatement. Guitares vrombissantes, basse ronde et étourdissante, batterie dynamique, chant habité et envoûtant à 3 voix, chœurs à la tierce, Drey talonne d’entrée les fantastiques I Love You But I’ve Chosen Darkness. Piste Bedhead dans ses moments les plus apaisés. Réveille les fantômes de Joy Division sur le syncopé Agitation Of Spirit. En guise de point d’orgue à cet album, l’extraordinaire morceau City Lights est un véritable manifeste au profit d’une noirceur fascinante. Drey joue ici autant avec son cœur pour mieux dévoiler son âme et instaure une tension en apesanteur. Plus loin, le quatuor s’apaise, bifurque vers des routes plus sereines et pop, mais la mélancolie poins à chaque note, chaque mot. Un sommet dans les profondeurs de l’intimité. ![]() |
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