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bifurcations
aviator lane
aviator lane / common distance
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vendredi 20 avril 2007.
De temps à autre, des inconnus sans histoire immortalisent quelques chansons sur un disque. Ils viennent de la ville d’à côté ou de l’autre bout du monde et il se dégage de leurs compositions une immédiateté, une proximité touchante. En l’occurrence, Aviator Lane est basé à Adelaïde, au sud de l’Australie, mais les compositions douillettes et feutrées du duo s’affranchissent des distances. En quelques notes de synthés ou de guitares, Aviator Lane efface les kilomètres dès l’introductif A New Code, dans un registre pas très éloigné des pièces instrumentales de The Album Leaf. Et dès que s’élève la voix de Michael Radzevicius, la musique d’Aviator Lane abolit même les quelques centimètres qui séparent le cœur des oreilles. Sur Sinking From The Corners, il égrène quelques paroles, soutenu par un beat sourd, avant qu’une guitare cristalline ne développe une mélodie bouleversante, rendant rapidement inutile toutes paroles superflues. Bouleversant. D’autant qu’ensuite, The Calm We Left porte au paroxysme la mélancolie : la voix s’étrangle de chagrin même si la mélodie au clavier distille un certain optimisme. L’humeur en berne, impossible de ne pas se faire cueillir par Contact Control, sur lequel les deux hommes chantent en chœur leur désarroi. Certes We Found The Colony, Now We Have Peace (un titre tellement bien trouvé...) clôture ce ep. dans une sérénité retrouvée, mais on connaît bien des compositeurs qui voueraient leurs âmes à l’enfer pour effleurer la grâce qui touche Aviator Lane. ![]() |
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