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bifurcations
(etre)
baskaru
laura gibson & ethan rose / bridge carols
pirandèlo / pirandèlo suona
& v/a - 35 mutant seconds urkuma
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[baskaru]
mercredi 1er novembre 2006.
Sous leurs pochettes colorées et chargées, les disques Baskaru offrent des voyages sonores insoupçonnés. Le label français, spécialisé dans la publication d’artistes italiens, ne déroge pas à la règle en proposant les sorties conjointes des albums d’Urkuma et (etre), deux chantres transalpins de la laptop. Stefano De Santis aka Urkuma nous fait grincer les dents avec Rebuilding Pantaleone’s Tree. Sans doute élevé aux disques Mego, Urkuma traite nos oreilles avec assez peu de considération - ou, au contraire, avec une considération toute particulière. Entre expérimentations sonores, musique concrête et accidents informatiques, Rebuilding Pantaleone’s Tree fait la part belle aux sifflements stridents et aux souffles mécaniques. Elle sait également se propulser narratrice sur les plus longues plages.
Salvatore Borrelli se distingue sous l’identité de (etre). Son premier album A Post-Fordist Parade In The Strike Of Events est un collage original entre laptop, rock et électronique. La guitare traitée y est reine : elle se combine avec des bruits divers et se fait filtrée dans tous les sens. On y sent néanmoins des influences indie alliées une science parfaitement maîtrisé de la mise en forme électronique, brassant dans un grand bain Chessie, My Bloody Valentine, The Chemical Brothers ou Ekkehard Ehlers. Bien sûr, c’est vers certains Plays de ce dernier que quelques pièces de A Post-Fordist tendent. Entre hymnes lyriques inspirés (Anatomy Of This Faded Flower (For Sarah Kane)), collages radiophoniques (__________) et dérives house (Dogs From My Childhood Multiple White (For Thomas Hirschhorn)), A Post-Fordist Parade apparaît comme une combinaison étonnante et sympathique de goûts et d’humeurs. ![]() |
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