cinc / polyphonic poetry & horkesskart / live in solitude

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[amorfon/import]
mardi 17 octobre 2006.
 
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Laissez moi vous dire que j’ignorais tout de ce label japonais, Amorfon, jusqu’à recevoir ces disques. Laissez moi également vous dire que le folk et les chorales serbes, c’est quelque chose que je ne connais pas.

Amorfon, label nippon inconnu à nos oreilles, vient de publier conjointement les albums de Cinc et celui de Horkesskart : ces deux groupes sont originaires de Serbie. Amorfon m’a envoyé ces deux disques, je ne sais pas trop pourquoi. Mais j’ai été, en quelque sorte, touché, ému, distrait par ces deux disques. Alors si, comme moi, vous avez écouté un peu trop d’electronica, de post-rock ou de pop ces derniers temps, tentez de dénicher ces urluberluesques publications. Il y a Cinc d’un côté, un quatuor acoustique, une chanteuse au beau sourire, qui aime composer autour de paroles piquées à Baudelaire, Goethe ou Rabelais, et pousser la chansonnette en tchèque, français, japonais, serbe, allemand... Il y a des moments inspirés et inspirants, d’autres loupés, et une fraîcheur inaltérable. On pense bizarrement et régulièrement à des groupes post-Velvet sautillants comme les Feelies ( !).

Encore plus incroyable, Amorfon presse Live In Solitude, témoignage d’une performance d’Horkesskart en concert : Horkesskart est une sorte de chorale - prétendue punk ! - constituée de 45 chanteurs basée à Belgrade, formée initialement autour d’un projet intitulé ’You Shit - Your Responsability’ (je n’en dirai pas plus). Leur répertoire n’a rien d’original, on y trouve des chansons yougoslaves des années 40 à 50 et surtout, d’improbables reprises de Brassens et Kraftwerk. Au milieu de divers chants de propagande, il faut vraiment entendre la reprise de Brave Margot de Brassens : "quand Margot dégraffait son corsage" scandé par ces voix l’accent serbe, alors que les refrains sont balancés dans un hygiaphone, c’est réellement incroyable. Je vous laisse donc imaginer la reprise d’Antenna de Kraftwerk... Et déjà on rêve de posséder l’album de Fitz Ellarald (ahah) et la compilation "Improvised Music By Babies" de ce label extraordinaire.



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